À mes fervents lectrices et lecteurs,

 

ce 25 février 1981, quelques cinémas parisiens (et peut-être en province) acceptèrent de diffuser un long-métrage d'animation parfaitement atypique. Bien qu'il ne soit pas le premier film d'animation diffusé en France à sortir du carcan disneyien - on se souviendra de titres comme La Planète sauvage et dans le registre japonais, la diffusion de

Belladonna la sorcière (1975) - Le grenier des doublages de dessins-animés japonais

Année de production : 1973 Réalisateur : Eichi Yamamoto (d'après La Sorcière de Jules Michelet) Sorti au cinéma le : 29 avril 1975

ou encore dans un registre plus érotique l'intriguant Fritz the Cat, adapté des comix de Robert Crumb (je m'intéresse au genre undergound en bande-dessiné depuis l'âge de 10-11 ans), le film sorti à cette date eut un tournant majeur dans mon intérêt pour l'animation japonaise. Ce long-métrage se présentait comme un film animé au graphisme extravagant et décalé, mâtiné de SF et d'érotisme, quelque chose d'inattendu dans une France alors en pleine effervescence Goldorak. Lupin III - Les clones de Mamo comme j'aime à l'appeler était au départ un film adapté d'une licence populaire au Japon, rien de bien ambitieux sur le papier. Pourtant ce film se détachait largement de la production nippone de la fin des années 70, déjà par son public plus adulte mais aussi parce qu'il prenait le parti de s'éloigner largement de la série animée à succès et de reprendre ce qui avait fait le charme et la renommée de son oeuvre d'origine : le manga dessiné par Monkey Punch. Ce premier film n'avait pas vraiment le profil d'un long-métrage adaptant un anime populaire comme ça se faisait à l'époque : plus noir, plus grinçant, avec des références culturelles majoritairement occidentales, il ressemblait plutôt à ces films américains sortant des conventions, un peu comme le fut Métal Hurlant quelques années plus tard.

 

35 ans de Lupin III en France !

J'ai appris l'existence de ce film en m'intéressant au personnage de Lupin III et même s'il m'a fallu un peu de temps pour m'habituer à son style hors normes, il a toujours su conserver cette ambiance si particulière, si accrocheuse. Il mérite que l'on s'en souvienne comme l'un des premiers anime pour adultes à être sorti en France ! Peut-être qu'un jour, comme pour Vidocq contre Cagliostro, je rentrerai plus dans les détails concernant cette version française parsemée d'argot et qui tire ses dialogues d'une version américaine aux origines troubles.

 

J'en profite aussi pour annoncer la reprise plus fréquente du blog : aujourd'hui, un article consacré à Nucléa 3000 (ou Fumoon en VO), un téléfilm de Tezuka Production réalisé en 1980 et diffusé dans Récré A2 au cours des années 80. Enfin, je pense un jour ou l'autre rattraper un peu mon retour au niveau chronologie, n'ayant toujours pas réalisé d'article pour la version française de Mlle Tom Pouce, un film d'animation des studios Toei qui fut diffusé à la Tv française et distribué en VHS dans les années 80. Une adaptation plutôt sympathique du conte d'Andersen, dont on doit le concept des personnages à Osamu Tezuka en personne !