1Titre original : Cyborg 009 (サイボーグ009)

 Année de production : 1966 et 1967

Réalisateur : Yûgo Serikawa

Sorti au cinéma le : 26 avril 1967 (premier épisode); 22 mai 1968 (film intégral)

Distributeur cinéma : Eclair-Journal

 

À l'origine, Cyborg 009 est un manga pour adolescents très réputé au Japon que l'on doit au dessinateur Shôtaro Ishinomori, auteur entre-autre de Sabu et Ichi, vu dans Le Cri qui tue, et de Nolan (Adaptation très libre de Genshi Shonen Ryu. Le manga n'est pas sorti en France, mais on retrouve Ryu dans un manga antérieur, Le Voyage de Ryu, qui lui est disponible chez Glénat), diffusé dans les années 80 sur La Cinq. Cyborg 009, son oeuvre la plus connue, met en scène neuf humains kidnappés à travers le monde et transformés contre leur gré en cyborg par une organisation mafieuse, Black Ghost. Mais un jour, les neuf cyborgs se révoltent et décident de vouer leur vie à lutter contre l'organisation. Joe Shimamura alias Cyborg 009, jeune adolescent japonais, est l'un d'entre-eux...

 

 

8Joe se réveille dans sa nouvelle condition de cyborg

 

J'ai une affection particulière pour Cyborg 009 qui fut le premier manga dont j'ai entendu parler il y a bientôt 14 ans. À l'époque, un bref article dans un dictionnaire consacrée à la bande-dessinée mondiale rédigé par Henri Filippini et paru en 1989 retint mon attention. Je n'avais alors qu'une dizaine d'années, mais déjà je commençais à m'intéresser à l'univers de la bande-dessinée. Dans cet ouvrage, l'auteur parlait d'un manga nommé ''Cyborg 009'', de cyborgs dotés de pouvoirs, de scènes d'une ''rare violence'' et d'une organisation baptisée Le Fantôme Noir. Les deux autres mangas présentés dans cette encyclopédie étaient Candy et Golgo 13. Mais étrangement, à l'exception de Cyborg 009, aucun de ces titres ne m'a laissé beaucoup de souvenirs. Ce n'est d'ailleurs que tout récemment, en relisant cette encyclopédie, que j'ai redécouvert leur présence à l'intérieur de cet ouvrage. Sans doute leur graphisme moins particulier que celui de Cyborg 009 (Golgo 13 par exemple a un dessin assez réaliste) ne m'a-t-il pas plus intrigué à l'époque; il me semble d'ailleurs - mais je peux me tromper - que j'avais pris Golgo 13 pour une bande-dessiné italienne...

Cyborg 009 me laissa tout d'abord une impression étrange graphiquement parlant. Jamais encore je n'avais vu un dessin aussi étonnant et une mise en page aux antipodes du classique format franco-belges : très directe, dynamique, presque agressive même. L'extrait en question fut même grandement responsable de ma représentation caricaturale du manga avant que je ne redécouvre cet univers quelques années plus tard. Depuis, le style de Shôtaro Ishinomori fait partie de mes préférés. Il faut avouer que l'extrait choisi - qui n'a finalement rien à voir avec Cyborg 009 même si sans doute tiré d'un autre manga de l'auteur - était assez mal choisi pour illustrer le manga, montrant une séquence où un individu menace des personnes avec un couteau, le tout accompagné de dialogues franchement crus et sans la présence des principaux protagonistes (pas même du héros). Car non, Cyborg 009 ce n'est pas ça du tout. Il y a certes des moments de violence dans les histoires plus récentes (à partir des années 80), mais elles ne sont pas représentatives de l'oeuvre dans son ensemble. 

 

 

15La joyeuse bande (presque) au complet

 

Lorsque j'ai réentendu parler de Cyborg 009 et ai surtout appris sa situation en France (le manga n'était pas encore sorti à l'époque), je me suis alors demandée pourquoi donc ce titre figurait dans cette encyclopédie ? La présence des deux autres titres ne m'étonne pas du tout : Candy devait forcément y figurer au vu de sa notoriété (de plus, le manga était sorti dans une version colorisée au début des années 80) et Golgo 13 avait paru dans Le Cri qui tue dix ans auparavant et était souvent cité dans les ouvrages consacrés à la BD mondiale. Cyborg 009 est parfois évoqué dans certains ouvrages des annés 70 ou 80, mais toujours comme inédit en France. Même Le Cri qui tue, qui l'évoque rapidement dans ses pages des numéros 3 et 4, ne fait pas mention d'une éventuelle distribution en France (sinon envisageable puisque la seconde série TV venait de commencer sa diffusion au Japon). Pourtant, Cyborg 009 est bien sorti en France sous sa forme animée à une certaine époque et même assez vite puisque sa première apparition dans l'Hexagone eut lieu trois ans après le début de la publication du manga au Japon. Et comme par hasard, le nom de l'organisation Black Ghost s'appelle justement le Fantôme Noir dans la VF de ces deux premiers films ! Certes, Le Fantôme Noir est la traduction littérale de Black Ghost, mais tout de même pourquoi avoir pris la peine de le traduire alors que ce n'était pas le cas pour d'autres bandes-dessinées présentes dans le dictionnaire ? Coïncidence ou l'auteur de l'encyclopédie était-il au courant de cette diffusion plutôt confidentielle ? Cela expliquerait la présence de Cyborg 009 dans ce dictionnaire publié en 1989.

 

Parmi les premiers films d'animation japonais sortis en France dans le courant des années 60/70, la sortie de Cyborg 009 demeure l'une des plus énigmatiques. J'ai d'ailleurs mis un certain temps à retracer son histoire et les conditions de sa diffusion, tant les informations à ce sujet sont rarissimes. D'après un journaliste spécialisé dans l'histoire de l'animation japonaise, les archives cinématographiques indiqueraient qu'un film nommé ''Cyborg 009'' est bien sorti le 22 mai 1968 dans les salles françaises, probablement sur Paris, mais éventuellement aussi en province. Le film en question est en réalité un montage de deux longs-métrages réalisés par le studio Toei entre 1966 et 1967 (Cyborg 009 et Cyborg 009 Kaijuu Sensou), le second film succédant directement à la fin du premier. Comme peu d'informations circulent à ce sujet et que la programmation n'a pas fait long feu, ce film est souvent confondu avec une autre sortie plus tardive, celle de Cyborg 009 - Chô ginga no densetsu, connu des fans français sous le titre La Légende du Vortex ou La légende des super-galactiques, qui fut proposée en cassette vidéo en 1987 par Scherzo.

 

39Joe est un sacré veinard : il réussit toujours à séduire les plus jolies filles

 

Cependant, la programmation de Cyborg 009 en France ne s'arrête pas là. Déjà entre le 26 avril 1967 et le 27 novembre 1968, les deux long-métrages étaient visibles au cinéma à la fin de l'Eclair-Journal qui constituait les actualités Pathé de l'époque. Cette information est attestée par certains témoignages sur le web. Grâce au site web des archives Gaumont, j'ai pu obtenir davantage d'informations à ce sujet : 78 épisodes au total reprenant l'intégralité des deux longs-métrages ont ainsi été programmés durant l'Eclair-Journal à raison d'un épisode chaque dimanche, à l'exception de deux épisodes jamais diffusés (probablement jugés trop violents, car ils mettent en scène le passé douloureux de Françoise alias 003). La durée des épisodes est variable, allant de 1:10 à 3:00 minutes. Joe Shimamura est renommé Joe Russel, en revanche le Dr. Gilmore et Helena, la jeune fille que rencontre Joe dans le second film, ont conservé leurs noms respectifs. L'organisation Black Ghost est rebaptisée l'organisation du Fantôme Noir (ses membres sont eux nommés les Fantômes Noirs). Françoise était peut-être appelée ainsi dans le doublage français à certains moments du film, mais je n'ai pas encore pu confirmer cette possibilité. La diffusion des actualités Pathé eut lieu en noir et blanc, y compris pour Cyborg 009 (alors que les films sont à l'origine en couleur), en revanche, pour la diffusion complète, le film a bien été projeté en couleur. L'exploitation du film au cinéma a probablement duré un mois, car la diffusion des différents épisodes dans l'Eclair-Journal a connu une pause du 15 mai au 26 juin 1968 avant de reprendre normalement.

 

6L'affiche française lors de la diffusion cinéma, réalisée par J-C Trambouze

 

Les deux films se destinent principalement à un jeune public et privilégient donc l'action au détriment d'un développement psychologique des différents personnages ou d'un scénario moins manichéen. Bien qu'on puisse l'excuser par son âge (bientôt 50 ans), l'animation est très saccadée pour un long-métrage et les séquences ont tendance à se répéter d'un plan à l'autre. Si l'animation s'améliore ''un peu'' dans le second film, elle demeure bien statique lorsqu'on la compare à d'autres productions nippones plus anciennes comme Shônen Sasuke Sarutobi (AKA Der Zauberer und die Banditen en Allemagne et Magic Boy aux USA), un long-métrage de la Toei réalisé en 1959. Heureusement, cette animation médiocre se rattrape par de beaux décors très colorés (la marque de fabrique de la Toei) et une mise en scène énergique. Le scénario reprend le début du manga avec la transformation du héros en cyborg et son combat contre Black Ghost en compagnie de ses nouveaux compagnons. Rien de très original en somme, surtout si on le compare au manga d'origine qui abordera des thèmes graves et complexes avec le temps (guerre, pollution, drogue, existence de Dieu). Le film n'aborde pas non plus les tourments des différents personnages vis-à-vis de leur nouvelle condition ni leur histoire personnelle, à l'exception de Françoise. Il serait néanmoins injuste de prétendre du film qu'il s'éloigne beaucoup trop de l'oeuvre originale. Le message antimilitariste de l'auteur est bien présent : le premier film en particulier voit nos héros détruire des engins de guerre et celle-ci est dénoncée sans concession durant le flashback de Françoise. On ne peut donc pas en vouloir vraiment aux scénaristes : après tout ces deux films sont relativement courts (1 heure à peine pour chacun) et assument parfaitement leur côté divertissant tout en transmettant certaines valeurs aux enfants. D'ailleurs, je n'ai pas honte à avouer ma préférence pour les deux premiers films par rapport au troisième qui bien que mieux réalisé et plus complexe souffre de quelques longueurs (et d'un héros un peu tête à claques malheureusement)...

 

Si au Japon les enfants sont la cible principale, les thèmes abordés et certaines scènes que l'on qualifierait aujourd'hui d'anxiogène ont sans doute été accueillis différemment du côté européen. Les petits Français des années 60 ont tout de même assisté à une histoire dans laquelle le héros meurt dès les premières minutes du film, peu avant de subir en direct une opération dont les détails sont à peine dissimulés (le sang visible est coloré en vert y compris dans la VO, mais comme la diffusion dans l'Eclair-Journal se faisait en noir et blanc, l'impact sur le jeune public devait à mon sens être plus important) et la principale antagoniste finit par retourner sa veste et mourir dans les bras du héros. Je ne sais pas si le film a été censuré à certaines reprises (l'absence du flashback de Françoise dans le premier film fait penser que oui), mais comparez-le avec un épisode des Fous du Volant également diffusé à la fin des années 60 et je pense qu'on arrivera tous à la même constatation : à l'époque, Cyborg 009 est un véritable OVNI pour le public français !

 

Par rapport à l'oeuvre d'origine, les deux films apportent pas mal de changements. Tout d'abord concernant Joe : dans le manga, le héros est transformé en cyborg alors qu'il est encore vivant contrairement au film où il est volontairement tué par les Fantômes Noirs lors d'une course automobile et cette opération symbolise en quelque sorte sa ''renaissance''. Personnellement, même si la version manga est poignante, j'aime beaucoup cette idée de retour à la vie : ça rejoint d'ailleurs un peu le manga dans lequel Joe quitte son statut de délinquant uniquement ''grâce'' à sa transformation en cyborg. Un autre point que j'ai beaucoup aimé, c'est comment est tourné le personnage de Gilmore au départ : dans le film, c'est lui qui opère directement Joe et lui explique peu après qu'il est devenu un cyborg. Il passe tout d'abord pour un scientifique fier de ses ''créations'' avant qu'on n'apprenne que c'est lui l'instigateur de la rébellion. L'effet de surprise est donc plus important dans le film. Quant à 007, qui est un adulte dans le manga, il est devenu un très jeune enfant au physique cartoonesque et passe son temps à faire des farces ou se mettre dans des situations jouant en sa défaveur. Une décision franchement absurde et illogique : pourquoi les membres de Black Ghost auraient kidnappé un gamin pour le transformer en arme ? Certes, le premier cyborg est un bébé (c'est aussi le cas dans le manga), mais il a été victime d'expériences pratiquées par son propre père. Ce qui n'est pas le cas pour 007, enlevé bien après par l'organisation pour en faire un instrument de guerre. Forcément 007 est un cyborg immature qui se met toujours dans le pétrin, ce qui est paradoxal avec le projet auquel il était voué au départ. Vous imaginez Black Ghost demander à un gamin de cet âge d'agir en tant qu'arme ? Même Joe, qui dans le manga est le plus jeune du groupe à l'exception de 001, est âgé de 18 ans (d'après les données officielles), ce qui est tout de même très différent d'un enfant de 4-5 ans ! 

 

Le chara-design est aussi légèrement différent du manga : tout d'abord, Joe a les cheveux noirs, décision qui trahit pas mal le manga sachant que Joe y est présenté comme métis, fils d'une Japonaise et d'un inconnu étranger probablement américain. D'ailleurs dans le manga, l'un des cyborgs lui demande au début pourquoi un Japonais aurait des cheveux bruns, remarque qui amène bien vite 001 (le bébé cyborg) à expliquer aux autre le passé de Joe. Dans les films, aucune évocation n'est faite sur les origines de Joe. Pour la série Tv, je ne connais pas suffisamment le japonais pour repérer une éventuelle allusion allant dans ce sens. À noter néanmoins que la plupart des livres consacrés à la série TV et aux deux premiers films indiquent bien dans le profil du héros qu'il est effectivement métissé, mais on sait ce que valent ces ouvrages rarement signés de la main de l'auteur... Enfin, je ne me plains pas vraiment là-dessus; j'ai toujours eu un faible pour cette version du personnage, à la fois classe et originale. De plus il a ici une âme de leader qui n'hésite pas à faire face aux adversaires les plus dangereux sans chercher à régler le conflit à l'amiable, bien qu'il ait conservé son côté chevaleresque.  

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Joe au début du manga (à gauche) et dans le second film (à droite)

 

Au vu du succès des deux films au Japon, une première série Tv en noir et blanc verra le jour à partir de 1968. À l'époque, ce programme destiné aux enfants est la série animée la plus populaire au Japon. Pour avoir cette série dans ma vidéothèque (achetée directement au Japon), elle se regarde sans déplaisir et si la première partie est plutôt sage, la seconde partie accentue la brutalité de certaines scènes pour mieux dénoncer le danger des armes (notamment chimiques et atomiques). Deux autres suivront respectivement en 1979 et en 2001, mais en France seuls les 25 premiers épisodes de la troisième série ont été proposés en DVD avec une version française assez moyenne dont on ne verra probablement jamais la suite (merci les gars pour votre professionnalisme). À noter que les Italiens ont eu également droit à une sortie cinéma du premier film en 1971 sous le nom de ''009 Joe Tempesta''. Le film est également sorti il y a bien longtemps - probablement dans les années 70 - en Amérique latine, notamment au Mexique et en Argentine. Un doublage dans la pure lignée des synchronisations réalisées à Mexico : caricatural et manquant d'énergie. Dommage, il y avait du potentiel...

Le premier témoignage concernant la diffusion de Cyborg 009 en France semble remonter à 1991 dans le n°3 du fanzine Mangazone, suivi de près par le n°5 du magazine Tsunami consacré aux studios Toei. Néanmoins, les deux articles sont contradictoires sur l'identité même du programme diffusé au cinéma : le premier parle bien des deux films, alors que le second désigne lui la première série Tv (peut-être y a-t-il eu confusion en raison de la diffusion en noir en blanc ?).

 

 

Pour aller plus loin :

Difficile d'indiquer d'éventuelles sources francophones sur deux films qui ont totalement disparu des mémoires des animefans de l'époque et dont la diffusion française demeure encore inconnue. Je pense que beaucoup d'internautes qui sont tombés sur cet article par hasard ne s'attendaient pas à voir figurer Cyborg 009 dans la liste ! Je n'ai par exemple trouvé aucune trace de Cyborg 009 dans les revues spécialisées de l'époque pour le moment, du moins via le web, contrairement au Serpent BlancQuant aux sources en anglais, il ne faut pas en espérer grand-chose, les deux longs-métrages sont quasi inconnus aux Etats-Unis et encore moins au Royaume-Uni. Bref, je me permet donc d'indiquer quelques pistes malgré tout même si cela reste maigre :

http://www.planete-jeunesse.com/fiche-1926-cyborg-009.html (ma propre fiche pour le site planète jeunesse)

http://www.gaumontpathearchives.com/index.php?urlaction=docListe (c'est encore la seule solution et la source la plus sûre. Elle m'a énormément servie pour reconstituer la chronologie et les conditions de diffusion des deux films)

Si vous avez d'autres sources mentionnant cette sortie (par exemple dans un journal ou un magazine destiné à la jeunesse) à me transmettre, je vous en serai reconnaissante. Pour ma part, je poursuis mes recherches.

Pour ceux désirant revoir ou découvrir le film, il est toujours possible de commander les DVD sortis au Japon en 2003 puis réédités en 2008. Certes malheureusement uniquement en VO sans aucun sous-titrage, mais je vous rassure : les films sont assez compréhensibles, même pour les spectateurs ignorant tout de la langue de Mishima.

 

 

Avis de recherche :

La version française n'a jamais été rediffusée au cinéma et est très difficile à trouver. Pour la reconstituer, il faudrait trouver des bobines de film contenant les différents épisodes de l'Eclair-Journal entre 1967 et 1968 puis les numériser, mais peu sont encore disponibles sur le marché de l'occasion et surtout sont assez chers (comptez entre 40 et 50 € pour un épisode de l'Eclair-Journal). C'est pourquoi je m'adresse aux internautes ayant vu cette version française dans les années 60 : si par hasard vous auriez des souvenirs, des informations supplémentaires à partager voire si quelqu'un possède un extrait de ce doublage, il est possible de me contacter via le blog.

 

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Une idylle ne tarde pas à naître entre Joe et Françoise qui donnera même naissance à une descendance (si si c'est dit dans le manga !)

 

 

Importe mise à jour : une partie du doublage retrouvé ! (19.12.2013)

Après plusieurs mois de recherche, j'ai finalement mis la main sur un extrait du second film avec sa version française d'époque. Grâce à un ami calé dans la reconnaissance des voix, le casting vocal suivant a pu être identifié. Ont doublé dans ce film les comédiens suivants :

 

Philippe Ogouz (Lupin III/Edgar, Ken le survivant, Capitaine Flam, etc.) dans le rôle de Joe/009

Guy Pierauld (Bugs Bunny) dans le rôle de 007

Roger Carel (qu'on ne présente plus) dans le rôle de 006

Philippe Dumat (Satanas, Gargamel, etc.) dans le rôle de 008

Fred Pasquali (Merlin l'enchanteur) dans le rôle du Professeur Gilmore

 

Je suis toujours à la recherche des voix de 001, 002, Françoise/003, 004 et 005... Pour ceux désirant découvrir ce doublage, prière de me contacter via le blog.

 

Commentaire sur le doublage

Un doublage honorable pour l'époque avec plusieurs grandes voix de l'époque (Roger Carel en premier). La traduction est plutôt correcte et raccord aux dialogues originaux - pour ce que j'ai pu traduire par mes propres moyens. La seule surprise est l'attribution du rôle de 007 par un homme, Guy Pierauld, même si finalement la voix colle relativement ''bien'' à un personnage plus cartoonesque que mignon. Rappelons tout de même qu'il s'agit bien d'un enfant dans le film et qu'une comédienne comme Marcelle Lajeunesse aurait sans doute mieux correspondu.

 

Et le film, on peut le revoir dans de bonnes conditions ?

Il est toujours possible de commander les DVD sortis au Japon en 2003 puis réédités en 2008. Certes malheureusement uniquement en VO sans aucun sous-titrage, mais je vous rassure : les films sont assez compréhensibles, même pour les spectateurs ignorant tout de la langue de Mishima. Rien d'annoncé outre-Atlantique, Amérique latine et Italie...

 

Petite anecdote : une référence qui a bien entendu échappé aux spectateurs français de l'époque, mais dans le second film nos héros croisent durant une brève séquence les protagonistes de Rainbow Sentai Robin, une série animée de la Toei réalisée à la même période et également tirée d'un manga d'Ishinomori.

robin

 

 

 

Crédits images :

Images personnelles (DVD Toei Video, 2003-2008)

http://www.cineressources.net/ressource.php?collection=AFFICHES&pk=16129

http://www.auction.fr/_fr/lot/laquo-nbsp-cyborg-009-nbsp-raquo-2804359#.VGeDGskdjkA

http://anidb.lolipop.jp/detail.php?i=473